Le jour où l’humanité arrêtera le sexe – DBY #62 – YouTube

Décalé, complètement Brainfucked mais tellement d’actualité !

Difficile d’imaginer le futur mais c’est toujours bien de savoir ce qui se fait actuellement.

Et le plus dur reste évidemment de comprendre comment ça marche !

Joker – Film 2019

J’ai été voir le film « Joker » hier soir dans un ciné proche de chez moi qui le passait en VOSTFR et bah, franchement, moi qui m’attendais à rien ou un truc sans plus, j’ai été plus que bluffé !

Que je le dise direct : cet article N’EST PAS sponsorisé !

Marre des films de super-héros ? Alors tant mieux ! « Joker » n’est PAS un film de super-héros !

Ce film est un préquel à l’univers Batman, narrant le passé du personnage du « Joker ».

L’histoire se passe à Gotham City, ville à la dérive dans les années 1980, bien avant l’arrivée de Batman et trace l’histoire du personnage d’Arthur Fleck, de sa routine et de sa vie, aux prémices de ce personnage emblématique connu sous le nom de Joker.

L’ambiance très particulière du film mérite vraiment le coup d’œil, de détails en détails, de manière crescendo, le personnage sombre et se libère de sa personnalité.
La musique est simple mais participe à l’ambiance du film de manière assez marquée dans beaucoup de scènes.
Les plans sont travaillés avec soin, les angles de prise sont vraiment sympa et bien maîtrisés, j’ai été surpris parfois de voir que de longs plans étaient présents avec des passages pas forcément simples qui plus est !

Et que dire du jeu d’acteur ! J’ai vraiment été bluffé de l’interprétation du personnage par l’acteur ! Dans sa posture, ses mimiques et surtout : son rire !

Autant j’ai adoré le personnage du Joker dans « The Dark Knight » que je trouvais brillamment interprété pour sa folie, autant ici c’est d’un tout autre niveau, la barre est, pour moi, très très haute ! C’est un tout autre Joker que l’on a à l’écran, plus sombre, plus réaliste.

En aucun cas il ne faut se référer à d’autres choses, que ce soit les comics ou les autres films, ce Joker est une interprétation du personnage que je trouve tout à fait correcte.

Ici, ce n’est pas le parfait opposé à Batman que l’on retrouve, mais bien le Joker, l’emblématique vilain de DC.

Le film est lent, très lent. Il n’y a pas ou peu d’actions, tout est ficelé pour travailler sur le personnage de manière continue et de manière logique, nous faisant même éprouver de la sympathie par certains moments !

Quelques passages sont un peu rapides, sans doute à cause d’une coupure post-prod qui sera peut-être rectifiée par une version longue ? Mais sinon je n’ai pas trouvé de faiblesses au film. Si vous ne vous attendez pas à voir du « Michael Bay » alors déjà vous ne partirez pas déçus :D

En tous cas, l’acteur est surprenant : perdre 25kg pour ce rôle pour aboutir à un état de pseudo-folie et s’entraîner d’arrache-pied pour maîtriser ce rire très caractéristique, j’ose à peine imaginer le boulot qu’il y a derrière ! Pour moi sa prestation mérite vraiment qu’on s’y attarde.

Beaucoup de scènes sont encore un peu floues je trouve, peut-être qu’une 2e vision s’imposera pour tout comprendre et j’ai cru y trouver une référence à Batman également, mais ce n’était qu’une interprétation personnelle…

Hey psssst, un truc à chercher : syndrome pseudo-bulbaire.

La couleur des bières – Youtube

Une petite conférence assez sympa sur la bière que je vous conseille, en attendant quelques articles en cours d’écriture ;)

Les arômes (artificiels) ?

Qu’est-ce qu’un arôme ?

Un arôme c’est une odeur.
Une odeur c’est une perception.

Comme tout ce qui existe, ce n’est pas magique. Il faut forcément qu’il y ait un vecteur de l’information, un truc qui se déplace ou qui se mesure. Et ce quelque chose ici c’est une molécule, c’est-à-dire quelque chose de concret, une des briques élémentaires du vivant et du monde qui nous entoure.
Tout, autour de nous (et même nous), est composé d’atomes, absolument tout !
Ces atomes, sont liés les uns aux autres en chaînes qu’on appelle des « molécules ». Chaque molécule a une forme qui lui est propre et a des effets plus ou moins divers avec d’autres molécules.
Pourtant, si vous essayer de sentir du verre, l’air, du sucre ou du sel ça n’aura pas d’odeur….
Pour qu’il y ait une odeur, il faut que la molécule qui donne cette odeur arrive dans notre nez. Ça semble logique.
Mais il y a aussi le fait que toutes les molécules n’ont pas d’odeur, ou du moins, pas pour nous…

On sent constamment des odeurs, et les percevoir peut avoir plusieurs utilités, comme par exemple, indiquer la saison, savoir s’il y a de la nourriture à proximité, savoir si cette nourriture n’est pas toxique car infectée/pourrie…

On peut sentir les odeurs aussi bien par le nez en reniflant (voie dite « ortho-nasale ») ou en mangeant (les odeurs – et donc les molécules – de l’aliment qu’on a en bouche passent par la gorge, remontent dans le nez (voie dite « rétro-nasale », on parlera plutôt de « goût » dans ce cas).
Dans les 2 cas, les molécule finissent leur trajet dans une partie du nez qu’on appelle la « muqueuse olfactive » constituée de plein de récepteurs qui proviennent directement de neurones du cerveau. Notre odorat n’est donc qu’une partie externe du cerveau.
Petite expérience à faire chez soi : Essayez de sentir un fruit en bouche en reniflant et vous verrez que vous ne sentirez rien ;).

Lorsque l’on sent un fruit ou un aliment, il arrive parfois qu’il ne sente pas grand chose jusqu’à ce qu’on le croque et là… Paf ! C’est l’explosion d’odeurs et de saveurs ! Ça s’explique parce que les molécules responsables des odeurs sont bloquées dans le fruit et sont libérées lors de la mastication (en cassant les cellules ou en réchauffant avec la chaleur de notre bouche – plus c’est chaud et plus les molécules s’évaporent).
Certaines molécules se transforment aussi chimiquement par des réactions avec certains composés de la salive (les enzymes, les petits outils de travail de notre corps) pour créer des molécules qui elles, seront odorantes.

Mais vous savez le plus drôle dans tout ça ? C’est que c’est notre cerveau qui interprète les odeurs ! À la différence avec une intensité lumineuse, une onde sonore, le pH… qui sont mesurables, une odeur ne l’est pas, simplement parce que c’est notre cerveau qui « imagine » une odeur. On ne sait pas trop comment ça marche mais je trouve ça marrant de se dire qu’en fait les odeurs sont dans nos têtes !
Et là, la question brain-fuck : comment être sûr qu’on sent les mêmes choses que les autres… ? On est tous capable d’identifier de la banane mais est-ce qu’on sent vraiment la même chose ? Mystère… Mais a priori oui ;)

Nous sommes naturellement attirés par certaines odeurs, notamment alimentaires, pour notre survie. Et nous en rejetons d’autres également par survie, tout ce qui peut toucher aux fèces par exemple.
Plus une molécule est importante comme signal d’alerte, plus on sera sensible à la sentir et moins il en faudra dans l’air pour qu’on la repère.

On associe donc une odeur à un animal/objet/aliment et on sait instinctivement si cette odeur – et donc ce à quoi c’est lié – a un bénéfice ou un risque pour la santé et la survie.

Quand on mange un fruit par exemple, on ne ressent en réalité pas un arôme mais plusieurs ! Des dizaines voire des centaines ! L’ensemble de ces arômes est responsable de la représentation qu’on a du fruit, par exemple une banane.
L’odeur de banane n’est pas simplement une seule molécule – et donc une seule odeur – mais un ensemble de molécules et donc un ensemble d’odeurs, ressenties plus ou moins fortement, plus ou moins longtemps et qui nous donne l’odeur de la banane en fruit.

Pour s’en rendre compte facilement, il suffit de manger un yaourt aromatisé à la banane ou un bonbon banane. Ça sent la banane mais… Pas tout à fait.
On sent le « synthétique », on sent en réalité que ce n’est pas le fruit mais une pâle copie simplifiée ou un truc qu’on a associé avec le temps a de la banane. On parle dans ce cas « d’arôme » de banane.
On sait aussi que c’est censé être de la banane parce que c’est marqué sur le pot et qu’on s’attend à sentir de la banane. On est aussi conditionné depuis petit à associer cette odeur synthétique à de la banane. Mais on ne va pas se mentir, ça sent tout sauf la banane !

Faites le test : mettez un yaourt de banane dans un pot rouge et un yaourt de fraise dans un pot jaune (en les inversant par exemple en nettoyant bien les pots entre temps), vous verrez que la personne qui goûtera, dira que le premier est à la fraise et l’autre à la banane… C’est dire à quel point on nous manipule en se jouant de nos sens avec la vision, et à quel point ses arômes factices sont loin d’être parfaits !
Le pire pour moi est l’arôme de kiwi qui ressemble juste à rien.

Comment est fabriqué un arôme ?

Comme on vient de le voir, un arôme n’est qu’une molécule ou un ensemble de molécules présent dans différents milieux (les fruits, les plantes, l’air…) et ils sont donc créés biochimiquement, naturellement, par l’organisme en question.
Certaines molécules ont un rôle répulsif contre des nuisibles, d’autres servent de messages entre différents individus, d’autres sont hormonaux…
Il n’y a pas qu’un type de molécules ni un type définit de fonction à ces molécules, puisque de toute manière, l’odeur n’est que dans notre tête.
Le lien entre le rôle d’une molécule et son odeur est complètement indépendant.

D’autres sont créés de manière artificielle, par exemple le goût de « caramel » lors de la cuisson du sucre. C’est une création chimique (dans le sens de réaction chimique) mais qu’on retrouve dans pas mal d’aliment qu’on cuisine soit-même dès l’instant où du sucre est chauffé et réagit avec d’autres sucres ou des protéines.

Les phénomènes de torréfaction aussi par exemple favorisent la création d’arômes, les goûts du cacao ou du café ne sont pas du tout comme ça à l’état naturel et mieux, en fonction du savoir faire du torréfacteur et de l’extraction, on aura des arômes différents ! La maîtrise de la transformation va faire ressortir le mieux possible des arômes contenus directement ou indirectement dans les fèves.

On peut aussi ajouter les arômes de type « fumé » pour certaines charcuterie ou poisson par exemple (pour la culture, on classe ces arômes dans la catégorie « empyreumatique« , c’est bien pour le scrabble !)

Les arômes sont partout et c’est ce qui fait qu’on aime tel ou tel aliment (en plus de sa texture, de son ressenti sucré, amère, etc) et qu’on recherche ! Il y a un lien étroit entre les souvenirs et les goûts/odeurs.

Cependant, il n’est parfois pas possible d’extraire les arômes de sa source sans en extraire d’autres mauvais en même temps, ou parce que la source de l’arôme est chère (fruits ou fleurs rares, molécule faible en concentration, etc).
Par exemple, pour obtenir 30 à 80g d’huile essentielle de rose de Damas ou de violette, il faut une tonne de plante fraîche. D’un point de vue écologique et économique ce n’est clairement pas rentable et très mal vu.

Pour palier à ça, on peut donc les créer de manière artificielle avec des composés de départ plus simples (de manière chimique généralement) ou en utilisant des techniques employant des organismes qui n’ont rien à voir avec l’aliment qui a l’arôme en question dans la nature, ou encore ne prendre que les arômes les plus marquants, etc.
Mais, en fin de compte, n’est gardé que l’arôme, donc la molécule, qu’importe sa méthode de fabrication, c’est une molécule purifiée.
Les composés créés peuvent être les mêmes que ceux existants dans un fruit par exemple (dans ce cas, on ne fait « que » copier une partie des arômes), ou complètement nouveaux et n’existant pas dans la nature (ou qu’on ne connaît pas… Après tout, tous les goûts sont dans la nature ;) ).

De plus, attention aux appellations « Arômes naturels », naturels oui mais pas produit par ce qu’il devrait être. Mais pas néfaste pour autant.

Pourquoi utiliser des arômes artificiels

L’intérêt premier est purement industriel et permet d’avoir un produit stable, aussi bien dans la conservation dans le temps (un produit qui se garde, donc qui ne moisit pas rapidement ou qui garde son aspect et ses goûts le plus longtemps possible) qu’en reproductibilité (la grande difficulté en process alimentaire c’est d’avoir toujours le même produit afin que le client (nous tous) retrouvons LE produit qu’on aime.

Beaucoup de process alimentaires industriels détruisent les arômes ou les perdent (ils s’échappent du produit pendant la transformation) et il faut donc redonner du goût au produit fini… Enfin, ça c’était vrai au début de l’industrie ! Maintenant, c’est surtout l’attente des consommateurs à vouloir des goûts inédits dans des produits qui ne devraient pas avoir ces goûts qui poussent à ajouter des arômes (par exemple : des chips goût barbecue) ou des boissons.

On peut également cité d’autres secteurs utilisant les arômes : la pharmaceutique, la parfumerie, etc.

Le choix d’utiliser des arômes artificiels plutôt que de vrais plantes par exemple peut parfois être intéressant. Cependant, il est mieux, je trouve, d’utiliser la matière qu’on souhaite retrouver car, outre les arômes, on retrouve aussi d’autres composés qui peuvent être plus ou moins conservés par les procédés de création, notamment les vitamines et les minéraux.
Rappelons qu’un aliment « sain » n’est sain que parce qu’il apporte d’autres éléments que du sucre et du gras.

Brocoli VS steak – Le Hollandais Volant

Y a une image qui refait surface sur les rézosocio en ce moment : On devrait en conclure que les brocolis sont moins gras et meilleurs pour la santé que le steak (ou la viande en général).
[…]
Le truc qui me fait hurler à chaque fois, c’est que LES CALORIES NE SONT PAS UNE UNITÉ DE QUANTITÉ DE NOURRITURE.

Source : Brocoli VS steak – Le Hollandais Volant

Exactement, les calories ne sont pas une unité de quantité. Ce n’est qu’à titre indicatif.
(cf : https://lokoyote.eu/les-calories-cest-bien-mais-ca-sert-a-rien/)
Dans tous les cas, le gras il en faut, ce n’est pas aussi mauvais pour la santé que ce que les magazines « de régime » nous parlent, le sucre est bien pire, toutes nos cellules de notre corps en ont besoin pour se multiplier et donc pour qu’on régénère nos tissus (peau, muscles, etc). Les protéines de la viandes (muscle) sont celles qui contiennent tous les acides aminés indispensables et des vitamines.
De la même manière, les légumes apportent des vitamines que la viandes n’a pas et des minéraux, mais ça apporte aussi des fibres qu’on ne digère pas mais qui aident au transit et servent à nos bactéries intestinales.

Tout est une histoire de variété.

Si vous mangez varié et équilibré en respectant des portions correctes adaptées à votre mode de vie (sauf cas exceptionnels avec un métabolisme foireux ou des bactéries intestinales qui déconnent), vous n’avez pas de risque d’être en manque de quoique ce soit et encore moins de grossir, surtout avec une petite activité physique à côté.

Puis bon, bouffer 350g de Brocoli faut le vouloir ! En plus, vous ne pourrez pas, vous allez vite caler parce que votre cerveau en aura juste marre de manger la même chose.