Coup de coeur

Mes jeux du moment

Dungeons of Dreadrock et Dungeons of Dreadrock 2

Disponibles sur Android et iOS, Steam et Switch (promo à 1€ sur le premier jeu en ce moment sur Switch).

Des jeux malins, un peu difficiles, un Donjon crawler où il faut naviguer dans les étages pour progresser avec des mécaniques intéressantes où il est possible de rester bloquer (et dans ce cas il ne faut pas hésiter à recharger le niveau).

Pas très jeu smartphone habituellement, j’ai trouvé que le contrôle de prête bien sur écran pour une fois (je déteste jouer sur smartphone).

Du pixel art bien sympa, une bonne traduction FR, du fun et des moments de crise.

Apparemment pas très adapté pour jouer au clavier mais je pense que sur Switch ça doit être sympa.

Mon jeu du moment – Avril 2026

J’ai fait l’impasse complète des jeux en ligne depuis plusieurs mois pour lesquels je ne prends plus de plaisir à jouer (et qui me permet de libérer du temps à faire d’autres projets aussi) mais j’ai toujours les jeux hors-ligne indé en affection.

Hadès II

Image du jeu Hadès 2

Ceux qui me lisent depuis un moment connaissent mon amour pour le studio SuperGiant et l’attrait que j’ai pour leur jeux que je trouve très bien réalisés et bien finis.

Certes, ce ne sont pas des jeux AAA mais ils sont bien plus marquants que de nombreux autres jeux grand public insipides que j’ai pu jouer.

Suite direct du premier jeu Hadès sorti il y a quelques années maintenant, ce jeu n’innove pas beaucoup dans le gameplay, on prend plaisir de retrouver ses marques avec un autre protagoniste féminin cette fois.

Une manière de jouer un peu différente, un gameplay toujours aussi nerveux, une courbe de progression toujours bien amenée (le jeu se veut conciliant sur nos échecs répétés) avec un réel plaisir à toujours se dépasser et voir notre progression, encore de nombreux dialogues et échanges, beaucoup de subtilités et d’histoires liées à la mythologie grecque.

J’écris l’article en n’ayant pas encore fini le jeu et j’ai l’impression qu’il y a pas mal de travail sur l’histoire cette fois encore alors que j’avais un peu peur qu’on tourne en boucle avec le premier jeu et j’avoue être très intrigué par le rebondissement qu’il risque d’y avoir à un moment donné !

Si vous avez aimé le premier jeu alors clairement, foncez !

Fouloscopie – Peut-on remporter ‘Qui veut gagner des millions’.. avec 120 JOUEURS ?

J’adore cette chaîne.

Observer comment les gens fonctionnent, de manière indépendante ou collective, est assez fascinant ! On peut extrapoler ça à de nombreux autres domaines pour montrer que, collectivement, nous accomplissons des choses que nous ne pourrions pas faire seuls et qu’on est bien plus que la somme des parties (je vous laisse méditer).

Puis ça se regarde très bien !

Bref, prenez un peu de temps pour regarder les autres vidéos de la chaîne qui se complètent toutes.

Mon jeu du moment (et une bonne année un peu en retard)

Bon, ça fait quelques temps que je n’ai rien publié, organisation perso et pro et d’autres projets sur le feu mais je ne laisse pas ce blog à l’abandon et je continuerai à publier quelques trucs tout de même pour les derniers irréductibles qui suivent encore ou pour celles et ceux qui tombent dessus en cherchant quelques infos hors IA ;)

Et j’en profite également pour souhaiter une belle année à toutes et tous, en espérant évidemment le meilleur pour votre vie.

Alors, mon jeu du moment n’est rien d’autres que Silksong !

Hollow Knight : Silksong

https://store.steampowered.com/app/1030300/Hollow_Knight_Silksong
(Dispo également Switch 2, PS, GOG et HumbleBundle)

Suite spirituelle directe du premier jeu (Hollow Knight) sorti en 2017.

Toujours aussi exigeant et beau, du sur-mesure qui ne laisse pas place au hasard.
Je pense que je n’avais pas bien compris le premier jeu à l’époque et ça m’a donné envie de le refaire à vrai dire.
Ce sont des jeux profonds avec beaucoup de mécaniques cachées, des choses à deviner.
En plus d’être relativement difficile, il faut s’accrocher et ne pas hésiter à explorer (un des rares jeu où l’exploration paie !).

Malgré ses airs de jeu mignon en dessin, l’histoire est sombre et la difficulté est omniprésente.
Ce n’est pas un jeu pour joueur débutant, clairement !

Pour moi, ça reste un des meilleurs Métroïdvania du genre, bien meilleur que ce que Métroïd est devenu (un jeu simple, insipide, ô combien décevant dans le dernier jeu qu’ils ont sorti sur Switch en « 2D »).

Rien n’est fait pour aider le joueur. Les objectifs sont flous et les chemins pour y accéder ne sont pas linéaires, il faudra explorer de fond en comble le jeu.

L’avantage c’est qu’il n’y a pas qu’une seule manière d’arriver à la véritable fin !

Pas besoin d’avoir fait le premier jeu pour y jouer même si pour comprendre les subtilités de l’histoire c’est bien mieux et aussi pour se familiariser avec l’environnement et les mécaniques du jeu très spécifiques à ces 2 jeux.

Pour ma part, complété en 70h pour 94% de total du jeu (et un nombre incalculable
Il y a un succès pour terminer le jeu en moins de 5h à 100% sans mourir… Gosh…

https://steamcommunity.com/stats/1030300/achievements?l=french

Il y a quand même près de 30% des joueurs qui ont terminé le jeu, 15% ont fait le 100% et 2% des joueurs qui ont le fameux succès du 5h à 100% sans mourir !
C’est dire à quel point c’est un jeu de niche et que les joueurs qui y jouent sont investis dedans et acharnés ! (Pour ma part je ne le ferai jamais ahah !)

Est-ce un bon jeu ? Oui assurément si vous aimez le genre et que vous n’avez pas peur d’être un difficulté permanente !

Et le studio derrière tout ça a, comme à son habitude déjà annoncé le premier DLC GRATUIT et qui sera sans doute suivi par d’autres (tous comme les 4 DLC du premier jeu qui étaient offerts sous forme de mise à jour, c’est dingue de se dire que des petits studios font pas payer les DLC 30 balles pour rien hein ?).

Un petit conseil si vous vous lancez dans le jeu ou que vous bloquez : ne soyez pas trop bourrins et prenez votre temps. Même pendant les combats de boss, ne soyez pas gourmands.
Attaquez et esquivez, attendez votre tour d’attaque et esquivez, ne cherchez pas à enchaîner les coups. Les patterns des boss ne sont pas si durs, mais il faut savoir être patient, le plus dur étant de rester en vie, les boss eux ne peuvent pas se soigner (encore heureux !).

Clair Obscur, un jeu convaincant et assez riche (sans spoil)

Attention, cet article date de 1 an, les informations peuvent ne plus être à jour...

Clair Obscur, ce jeu que tout le monde parle depuis un moment… Je dois avouer que je lui ai mis plus de 80h au final, autant dire qu’il a été très bien amorti de mon point de vue !

Le jeu est-il innovant ?

Oui… et non.
Clair Obscur reste un RPG tour par tour avec des arbres de compétences pour chaque personnage, des armes et des compétences évolutives et une certaine dynamique.
Sur le papier, rien de révolutionnaire : le jeu reprend des mécaniques déjà vues ailleurs, la thématique a déjà été explorée, et on a déjà vu mieux en termes de graphismes ou de physique.

MAIS !

Il réussit un exploit rare : combiner brillamment tous ces éléments pour créer une expérience profondément engageante, notamment grâce à l’implication du joueur à plusieurs niveaux.

Un jeu que j’ai savouré jusqu’à la dernière seconde

Je vais être honnête, j’ai raclé les profondeurs du jeu autant que possible et bu jusqu’à la dernière goutte de ce qu’il pouvait me donner. J’hésite à refaire une NG+ (nouvelle partie +) pour revivre l’histoire avec un nouveau regard, même si je sais que la première fois restera unique.
Le dernier jeu qui m’a fait cet effet a été « Outer Wilds » (qui n’est pas du tout dans le même genre).

Malgré ses airs de jeu AAA (jeux issus d’une très grosse équipe, d’un très gros budget et d’un gros marketing pour le vendre), il reste un jeu indépendant issu d’un studio inconnu qui a sorti son premier jeu et qui a essayé de faire le mieux qu’il pouvait avec un budget inconnu (mais assez généreux je pense tout de même pour un AA).

Un jeu marquant tant par sa profondeur que par son implication émotionnelle.

J’aime les jeux indépendants, ça fait des années que j’ai découvert cet univers. Au départ par manque de moyens (être étudiant et jouer à des jeux à 50€ c’était pas compatible) puis par envie.
Parce qu’au fond, la qualité graphique ne fait pas un grand jeu. Ce sont les idées, l’âme, l’audace des créateurs qui comptent (même s’il faut parfois une bonne claque visuelle pour avoir un bel effet, comme dans certains films).

Mes comptes Steam et GOG sont remplis de pépites que j’ai adoré faire et refaire, de par l’audace des créateurs pour apporter des mécaniques intéressantes, des directions artistiques sortants de l’ordinaire et de très belles histoires à raconter.

Je ne dis pas que tous les jeux indépendants cochent ces cases ni que les gros studios ne prennent pas de risques et ne font pas d’innovation, mais il est souvent plus “rentable” pour un gros studio de faire un jeu moyen qui plaît à tout le monde plutôt qu’une œuvre clivante qui ose.

Clair Obscur a su redynamiser l’univers indépendant en éclipsant d’autres jeux (il est sorti le même jour que le remake d’Oblivion, un remakeEncore… Quand on ne veut pas prendre de risque et faire de l’argent facile, on joue sur la nostalgie des joueurs, un jeu sorti il y a 20 ans tout de même et revendu à prix fort) ce qui montre aussi une volonté d’un certain nombre de joueurs à vouloir des expériences narratives fortes et des gameplay innovants.

Clair Obscur n’est pas un RPG tour par tour à l’ancienne, le style s’est amélioré et a évolué avec son temps en essayant d’ajouter des petites choses en plus.
Que vous jouez à « Valkyrie Profile », « Xenoblade », « Final Fantasy » (les anciens) ou même « Baldur’s Gate 3 », chaque jeu a ses subtilité qui font qu’ils sont incomparables entre eux.

Clair Obscur a choisi un tour par tour dynamique avec des contres et des parades actives, un système de compétences et de construction des tours entre les personnages assez particulier.
Les compétences s’enchaînent en synergie entre les personnages, rendant chaque affrontement stratégique et vivant.

La difficulté est aussi présente, chose rare de nos jours. Pour avoir faire le jeu en normal je l’ai trouvé très bien dosé pour moi, mais il est possible de le faire en mode FACILE et même TRÈS FACILE (apporté récemment dans une mise à jour) pour que tout le monde puisse jouer (la difficulté peut être changé d’un clique en cours de partie si jamais vous trouvez le jeu trop dur ou trop simple).

Pour info : il y a des options pensées pour les personnes sensibles (désactivation du flou, de certains mouvements de caméra, etc.).

Il n’est pas aussi punitif qu’un jeu « Souls » (Dark Souls), mais il donne le même sentiment de satisfaction lorsqu’on arrive enfin (!) à finir un combat qu’on avait du mal à faire (sans le côté lent et chiant des Souls). Ce qui demande donc évidemment au joueur de s’investir un minimum pour se challenger (s’il le souhaite, encore une fois, la difficulté est modulable à la volée)

La bande sonore n’est pas en reste (plus de 8h de musique composée), tout comme dans un film la bande sonore participe activement à l’ambiance du jeu. Des musiques qui restent en tête, reconnaissables facilement et qui entretiennent le lien entre le joueur et le jeu même une fois celui-ci éteint.
Le dernier jeu à m’avoir fait cette sensation et m’avoir donné envie de garder ce lien par la musique a été « NieR:Automata », le style s’en rapproche par moment cette sensation un peu d’envoutement, le fait de ne pas tout comprendre nous laisse rêveur…
De plus ici, certaines musiques prennent tout leur sens une fois que l’on a compris certains éléments de l’histoire (attention, ne pas écouter toute la playlist avant d’avoir fini le jeu au risque de se spoiler !).

Le joueur est impliqué pour comprendre ce qui se passe dans ce puzzle émotionnel et scénaristique

Ici, le joueur est actif et impliqué à chaque instant.

Les combats demandent au joueur de la concentration pour maîtriser les subtilités de la mécanique et de rester attentif pour contrer/parer/esquiver (mécanique clé du jeu) afin de survivre et de surmonter l’épreuve.
La difficulté croissante permet d’être toujours un peu tendu sur les combats, ce n’est pas facile mais ON SAIT qu’on peut y arriver avec de l’effort.
S’en suit évidemment une grande satisfaction qui contrebalance le côté intense (adrénaline et endorphine, très connu pour la gamification).

Les personnages sont tous uniques et ne sont pas interchangeables. 5 personnages avec des compétences uniques et leur propre histoire, un certain attachement se crée face à ce petit groupe qu’on apprend à connaître.

Le jeu ne livre pas tout par exposition. Le joueur découvre l’univers par les détails, les dialogues, les silences dans certaines scènes, ce qui crée une immersion plus profonde et demande de réfléchir. Ce genre d’histoire où la profondeur est donnée en filigrane est très typique du jeu « NieR:Automata » (que je recommande évidemment par sa profondeur philosophique qui n’est pas visible de prime abord) ou encore l’excellent « Hadès ».
Certains choix de dialogues ou de mise en scène obligent à s’interroger et demandent de prendre position.

La variation de rythme entre les combats intenses et les scènes presque contemplatives avec de très beaux décors de lieux assez uniques les uns des autres et les musiques très travaillées accentue l’impact émotionnel du jeu.

Enfin, l’histoire très humaine nous parle par son concept très existentiel et nous fait cogiter inconsciemment sur l’existence de ces personnages et de cet univers très particulier où la mort est omniprésente. On éprouve de l’empathie envers les personnages et on comprend leur besoin.

Un jeu linéaire mais une narration à puzzle, émotionnelle et intelligente

On est loin des jeux récents qui veulent à tous prix faire des mondes ouverts (parfois trop vides pour ce que ça apporte) et des jeux à choix multiples à succès (« Detroit: Become Human », « Baldur’s Gate 3 » et autres) qui peuvent permettre une grande re-jouabilité.

J’ai tendance à comparer un bon jeu à un bon livre, on est assez pressé de connaître la fin de l’histoire mais quand vient la fin, on a envie que l’histoire continue.
Clair Obscur m’a laissé cette impression. L’histoire est linéaire mais maîtrisée. On sent la fin approcher… et on aimerait pouvoir la repousser un peu plus.

Le jeu est assez poétique, les interprétations à plusieurs niveaux font réfléchir.

Une histoire humaine avec des thématiques universelles qui aide grandement à son succès.
De fortes émotions, dès le départ, donnent le ton. Un univers qui reste potentiellement ouvert et à creuser, des twists intéressants et le côté « puzzle » de l’histoire qui reprend les codes de certains films/séries (jusqu’à certains cadrages cinématiques) où l’aventure se construit scène après scène, indice après indice, jusqu’à recomposer un tout cohérent, donne envie d’en savoir toujours plus.

Un monde où la mort rôde, où le temps est compté. Il donne envie de creuser, de comprendre.
C’est un jeu qui se vit autant qu’il se joue.


D’autres jeux indés qui m’ont marqué :

  • Soma
  • Hadès
  • Pyre
  • Outer Wilds
  • What remains of Edith Finch
  • Undertale
  • One Shot
  • Hellblade: Sanua’s Sacrifice
  • The Stanley Parable
  • Return of the Obra Dinn

EDIT :

Petit rajout pour dire que je ne comprends pas les joueurs qui se plaignent que le jeu est difficile, de l’absence de mini-map, qu’il faut apprendre les patterns d’attaque des ennemis, que la fenêtre de parade est trop courte, ou que les boss OPTIONNELS sont trop durs.
Le jeu a ses défauts, mais clairement pas ceux-là.

C’est le souci dès qu’un jeu commence à se faire connaître et passe la barrière du jeu de niche à celui de jeu « casual », les joueurs qui ne connaissent que les jeux « simples » et faciles des studios AAA avec tout un tas d’assistance, se sentent complètement perdus.

Heureusement, on peut voir la note du jeu sur Steam et se rendre compte que beaucoup de joueurs ne se s’expriment pas et ne se plaignent pas et profitent du jeu tel qu’il est.
Mais ceux qui râlent (et qu’on voit donc) juste parce que le jeu ne les prend pas par la main — je ne comprends pas. On dirait que la difficulté dans les jeux vidéo n’existe plus et que tout doit être fade et facile, sans aucun effort.

Franchement, les jeux de nos jours sont pré-mâchés, je comprends qu’on les oublie facilement, on suit la direction indiquée, on ne profite ni du gamedesign, ni du plaisir d’explorer et clairement le jeu n’est pas un labyrinthe (s’il y a 2 choix de chemins possible c’est vraiment le maximum). On se laisse guider et on devient simple spectateur.
Galérer un peu, c’est apprendre et retenir et ancrer l’expérience, ça fait partie de l’expérience joueur et ça permet de se souvenir du jeu et de nous marquer.

Personnellement, je ne trouve pas qu’éliminer un boss en un seul coup soit satisfaisant, et je pense que ça devrait idéalement être évitable — mais ça fait partie du jeu. Cela dit, ce n’est pas parce qu’on peut tuer un boss en un coup qu’on doit le faire. C’est dommage que certains ne comprennent pas que le combo « frustration + échec + réussite » quand c’est bien dosé, sont ce qui rend la satisfaction possible.

Oui, le jeu est difficile — mais c’est aussi ce qui le rend génial. Très peu de jeux modernes offrent autant de satisfaction avec si peu de frustration. On sait que chaque combat est faisable, il faut juste du temps et de l’engagement pour arriver à les passer.

Les développeurs ont eu la très bonne idée de rendre le jeu beaucoup plus facile en mode histoire.
Donc franchement, il n’y a aucune raison de se plaindre de la difficulté alors qu’on peut la modifier à tout moment.

Ce n’est pas un jeu fait pour les joueurs occasionnels, ni pour les joueurs « smartphone » ou les joueurs assistés, mais la courbe de progression est bien faite et n’importe quel joueur qui s’investit pourra le faire même en mode facile.

Merci aux développeurs pour ce jeu incroyable qui m’a permis de passer un excellent moment et de m’avoir permis de me challenger de façon aussi satisfaisante.