Coup de coeur

Les eaux magiques face à la science – DEFAKATOR


J’ajoute ma petite note perso, je pense aussi que les gens confondent eau en mouvement (comme celle d’une rivière) qui est censée être saine, et le fait d’avoir de l’eau stagnante censée être croupie donc imbuvable, même si ce n’est pas une généralité.

Le fait que l’eau mouvante soit potable vient de plusieurs facteurs :

  • Le brassage avec l’air dissout de l’oxygène dans l’eau (autrement dit, les remous) favorise les bactéries aérobies (qui ont besoin d’oxygène) au détriment des bactéries anaérobies pathogènes, souvent plus problématiques pour la santé humaine.
  • Le courant empêche les matières organiques (feuilles, algues, débris) de s’accumuler et de se décomposer (donc de servir de nourriture à des bactéries) sur place.
  • L’eau est constamment renouvelée : les polluants et micro-organismes sont dilués et évacués plutôt que de s’accumuler.
  • La lumière UV du soleil, qui pénètre mieux dans une eau qui bouge et reste claire, a un effet désinfectant naturel en détruisant l’ADN des bactéries (c’est très utilisé dans l’industrie pour inhiber des bactéries dans un fluide avec des lumières UV).

Pourquoi l’eau stagnante pose problème :

  • Sans remous, l’oxygène dissous diminue avec le temps (surtout en profondeur), créant des conditions favorables aux bactéries anaérobies, dont certaines sont dangereuses (comme celles produisant des toxines).
  • La matière organique morte (feuilles, insectes, algues) s’accumule et se décompose sur place, nourrissant les micro-organismes.
  • C’est un environnement idéal pour la prolifération d’algues et de cyanobactéries, certaines toxiques.
  • C’est aussi idéal pour la reproduction de moustiques, vecteurs de maladies.
  • La chaleur stagnante accélère toutes ces réactions biologiques.

Donc le mouvement n’est pas magique en soi, c’est un indicateur indirect de meilleures conditions (oxygénation, renouvellement, moins d’accumulation), mais une rivière en aval d’une usine polluante reste dangereuse, tandis qu’un réservoir stagnant correctement traité (chloration, filtration) est parfaitement potable.

Prenons l’eau d’un lac.

L’eau n’est pas nécessairement potable, mais plusieurs facteurs peuvent la rendre buvable sans traitement lourd, contrairement à ce qu’on pourrait penser d’une eau « stagnante » :

  • Le volume : un grand lac dilue énormément les contaminants par rapport à une petite mare. Une pollution ponctuelle a un impact minime rapporté à des millions de litres.
  • La profondeur et la stratification : l’eau froide en profondeur limite l’activité biologique et la prolifération d’algues, contrairement à une eau stagnante peu profonde qui chauffe vite.
  • Un apport et une évacuation d’eau : beaucoup de lacs sont alimentés par des rivières ou des sources et ont une sortie, ce n’est donc pas une eau totalement immobile, il y a un renouvellement lent mais réel sur des mois ou années.
  • Un bassin loin des contaminants extérieur : un lac de montagne isolé, loin de l’agriculture, des égouts ou de l’industrie, reçoit peu de contaminants humains ou chimiques.
  • La filtration naturelle : l’eau qui s’infiltre à travers la roche, le sable ou la végétation avant d’atteindre le lac est déjà partiellement filtrée (plus c’est fin, plus c’est filtré).
  • L’écosystème lui-même : certains organismes (moules, certaines plantes aquatiques) filtrent naturellement l’eau.

Ce qui la rend dangereuse malgré tout, dans beaucoup de cas :

  • Bactéries et parasites (comme Giardia ou Cryptosporidium) transmis par la faune sauvage ou le bétail à proximité, c’est la raison pour laquelle on déconseille de boire l’eau d’un lac sans traitement, même s’il paraît clair.
  • Ruissellement agricole (pesticides, engrais) ou urbain.
  • Proximité d’habitations avec fosses septiques défaillantes.
  • Proliférations de cyanobactéries en été, invisibles à l’œil nu mais toxiques.

Maintenant, l’eau en bouteille.

L’eau en bouteille est très rarement conditionnée telle quelle.

Elle se conserve bien TANT QU’ELLE N’EST PAS OUVERTE parce qu’elle est généralement stérile ou quasi-stérile au moment de l’embouteillage (traitement, filtration, ou eau de source peu contaminée), puis scellée hermétiquement à l’abri de l’air, de la lumière et des contaminants extérieurs.

De plus, l’eau est transférée dans une zone hygiénique pour être mise en bouteille.
Les bouteilles sont lavées (si elles sont fabriquées par une usine de soufflage externe) ou fabriquées sur place juste avant la ligne de remplissage (préformes PET soufflées, comme dans beaucoup d’industrie alimentaire utilisant des barquettes en plastique par exemple).

À la différence de votre gourde dans laquelle vous remplissez votre eau du robinet (eau qui est propre), votre gourde n’est souvent pas bien lavée et encore moins stérile comme peut l’être une bouteille soufflée par la chaleur sur une ligne de conditionnement, c’est pour ça que vous ne pouvez pas la garder longtemps, sauf si vous faites l’effort de bien la désinfecter. Mais une fois ouverte ça ne se garde pas, les bactéries de votre bouche vont s’installer tranquillement dans cette eau stagnante à bonne température dans une voiture au chaud ou dans une chambre.

Sans oxygène ni micro-organismes à l’intérieur, il n’y a rien pour faire « tourner » l’eau de bouteille comme un aliment. Ce n’est d’ailleurs pas l’eau elle-même qui a une date de péremption stricte, mais plutôt le plastique de la bouteille qui peut, avec le temps ou la chaleur, relarguer légèrement des composants dans l’eau, d’où la date indiquée sur l’étiquette.

L’eau de bouteille industrielle ne craint pas la congélation/décongélation : ce n’est pas dangereux en soi. L’eau pure ne « s’abîme » pas en gelant et regelant. Les points de vigilance sont plutôt :

  • Le contenant : geler de l’eau dans une bouteille en plastique fine (surtout à usage unique) peut fragiliser le plastique et favoriser un léger relargage de substances, un peu plus si on répète les cycles gel/dégel.
  • La contamination après ouverture : si la bouteille a été ouverte et qu’elle traîne (bouche en contact avec des mains, de l’air ambiant, etc.) avant d’être recongelée, des bactéries ont pu s’y développer entre-temps, mais ça vient de la manipulation, pas du gel lui-même.
  • Le gel ne tue pas les bactéries, contrairement à une idée reçue, il les met juste en dormance.

Donc tant que la bouteille reste fermée et propre, alterner gel/dégel plusieurs fois ne pose pas de risque sanitaire.


Quelle différence entre « eau de source » et « eau minérale » ? Quelles différences dans les traitements ?

Avant tout traitement, l’eau est :

  • prélevée à la source (forage, nappe souterraine, source naturelle) ;
  • analysée (pH, minéraux, nitrates, métaux, microbiologie, pesticides, etc.) ;
  • contrôlée pour vérifier sa conformité sanitaire.

Il ne faut pas croire qu’on met directement l’eau en bouteille comme ça, il faut dans tous les cas faire quelques analyses. Si ce n’est pas conforme, on ne met pas en bouteille.

Eau de sourceEau minérale naturelle
OrigineEau souterraine provenant d’une nappe protégéeEau souterraine provenant d’une source reconnue
QualitéDoit être potable à l’état naturelDoit être naturellement saine et stable
Composition minéralePeut varier dans le tempsDoit avoir une composition minérale caractéristique et stable
PropriétésPas de bénéfice santé particulier reconnuPeut avoir des caractéristiques particulières liées aux minéraux
Traitement autoriséPlus largeTrès limité
Exemple de contrôlePotabilité microbiologique et chimiquePureté originelle + stabilité minérale

1. Traitement d’une eau de source

L’eau de source doit être potable à la sortie de la nappe, mais elle peut nécessiter des traitements physiques pour garantir sa qualité.

Traitements possibles :

  • filtration mécanique (sable, cartouches, membranes) pour enlever les particules.
  • microfiltration ou ultrafiltration selon les besoins.
  • aération pour éliminer certains gaz dissous.
  • traitements pour corriger certains paramètres si la réglementation le permet.

Traitements généralement interdits ou non utilisés :

  • ajout de chlore comme pour l’eau du robinet ;
  • modification importante de la composition naturelle.

L’objectif est surtout de préserver l’eau tout en assurant sa sécurité microbiologique.


2. Traitement d’une eau minérale naturelle

L’eau minérale naturelle doit conserver son identité naturelle. Les traitements sont donc beaucoup plus encadrés.

Autorisés notamment :

  • filtration simple pour retirer les éléments instables ou les particules.
  • séparation de certains éléments naturellement présents en excès (selon la réglementation).
  • élimination de composés indésirables d’origine naturelle dans certains cas.

Sont donc interdits :

  • La désinfection au chlore.
  • L’ajout de désinfectants.
  • Les traitements qui changent la composition minérale essentielle.
  • Le mélange d’eau ou correction artificielle pour créer uLe mot « Propriétés » pour une eau minérale est une allégation de santé, ce n’est pas quelque chose de magique ou d’ésotérique.ne nouvelle composition.

Dans certains cas, des procédés comme la filtration sur membranes peuvent être très limités car ils risquent d’enlever des minéraux qui font partie de l’identité de l’eau.

La différence entre les 2 eaux essentiellement basé sur le statut réglementaire : l’eau minérale doit prouver une origine géologique protégée, une composition stable et constante et obtenir une reconnaissance officielle de ses « propriétés ».
L’eau de source n’a besoin que d’être potable et sa composition peut varier naturellement.


Note importante :

Ce que ça veut dire concrètement :

Selon la concentration en certains minéraux, l’eau peut avoir des effets mesurables et documentés sur le corps.

  • Eau pour nourrissons : doit avoir une minéralisation très faible et stable, car les reins immatures d’un bébé ne filtrent pas bien l’excès de minéraux, c’est une contrainte de sécurité, pas un bonus.
  • Eau riche en magnésium (comme Hépar) : le magnésium a un effet laxatif osmotique reconnu à haute dose, il retient l’eau dans l’intestin, ce qui accélère le transit. C’est un mécanisme chimique classique, pas différent d’un médicament.
  • Eau riche en bicarbonates (comme Vichy) : peut aider à tamponner l’acidité gastrique, un effet comparable (en plus doux) à un antiacide.
  • Eau riche en calcium : contribue simplement aux apports journaliers recommandés, utile pour des personnes qui manquent de produits laitiers.
  • Eau pauvre en sodium : recommandée pour les régimes hyposodés (hypertension, problèmes rénaux), ici la « propriété » est en fait une absence de quelque chose, pas un ajout.

Une allégation de santé autorisée ne veut pas dire « médicament », l’eau minérale reste classée comme denrée alimentaire, pas comme produit thérapeutique.
L’effet est réel mais généralement modeste et l’allégation porte sur une fonction physiologique normale (comme « contribue à » ou « aide à »), jamais sur la guérison ou le traitement d’une maladie, ce qui relèverait du médicament et d’une réglementation totalement différente.

Mes jeux du moment

Dungeons of Dreadrock et Dungeons of Dreadrock 2

Disponibles sur Android et iOS, Steam et Switch (promo à 1€ sur le premier jeu en ce moment sur Switch).

Des jeux malins, un peu difficiles, un Donjon crawler où il faut naviguer dans les étages pour progresser avec des mécaniques intéressantes où il est possible de rester bloquer (et dans ce cas il ne faut pas hésiter à recharger le niveau).

Pas très jeu smartphone habituellement, j’ai trouvé que le contrôle de prête bien sur écran pour une fois (je déteste jouer sur smartphone).

Du pixel art bien sympa, une bonne traduction FR, du fun et des moments de crise.

Apparemment pas très adapté pour jouer au clavier mais je pense que sur Switch ça doit être sympa.

Mon jeu du moment – Avril 2026

J’ai fait l’impasse complète des jeux en ligne depuis plusieurs mois pour lesquels je ne prends plus de plaisir à jouer (et qui me permet de libérer du temps à faire d’autres projets aussi) mais j’ai toujours les jeux hors-ligne indé en affection.

Hadès II

Image du jeu Hadès 2

Ceux qui me lisent depuis un moment connaissent mon amour pour le studio SuperGiant et l’attrait que j’ai pour leur jeux que je trouve très bien réalisés et bien finis.

Certes, ce ne sont pas des jeux AAA mais ils sont bien plus marquants que de nombreux autres jeux grand public insipides que j’ai pu jouer.

Suite direct du premier jeu Hadès sorti il y a quelques années maintenant, ce jeu n’innove pas beaucoup dans le gameplay, on prend plaisir de retrouver ses marques avec un autre protagoniste féminin cette fois.

Une manière de jouer un peu différente, un gameplay toujours aussi nerveux, une courbe de progression toujours bien amenée (le jeu se veut conciliant sur nos échecs répétés) avec un réel plaisir à toujours se dépasser et voir notre progression, encore de nombreux dialogues et échanges, beaucoup de subtilités et d’histoires liées à la mythologie grecque.

J’écris l’article en n’ayant pas encore fini le jeu et j’ai l’impression qu’il y a pas mal de travail sur l’histoire cette fois encore alors que j’avais un peu peur qu’on tourne en boucle avec le premier jeu et j’avoue être très intrigué par le rebondissement qu’il risque d’y avoir à un moment donné !

Si vous avez aimé le premier jeu alors clairement, foncez !

Fouloscopie – Peut-on remporter ‘Qui veut gagner des millions’.. avec 120 JOUEURS ?

J’adore cette chaîne.

Observer comment les gens fonctionnent, de manière indépendante ou collective, est assez fascinant ! On peut extrapoler ça à de nombreux autres domaines pour montrer que, collectivement, nous accomplissons des choses que nous ne pourrions pas faire seuls et qu’on est bien plus que la somme des parties (je vous laisse méditer).

Puis ça se regarde très bien !

Bref, prenez un peu de temps pour regarder les autres vidéos de la chaîne qui se complètent toutes.

Mon jeu du moment (et une bonne année un peu en retard)

Bon, ça fait quelques temps que je n’ai rien publié, organisation perso et pro et d’autres projets sur le feu mais je ne laisse pas ce blog à l’abandon et je continuerai à publier quelques trucs tout de même pour les derniers irréductibles qui suivent encore ou pour celles et ceux qui tombent dessus en cherchant quelques infos hors IA ;)

Et j’en profite également pour souhaiter une belle année à toutes et tous, en espérant évidemment le meilleur pour votre vie.

Alors, mon jeu du moment n’est rien d’autres que Silksong !

Hollow Knight : Silksong

https://store.steampowered.com/app/1030300/Hollow_Knight_Silksong
(Dispo également Switch 2, PS, GOG et HumbleBundle)

Suite spirituelle directe du premier jeu (Hollow Knight) sorti en 2017.

Toujours aussi exigeant et beau, du sur-mesure qui ne laisse pas place au hasard.
Je pense que je n’avais pas bien compris le premier jeu à l’époque et ça m’a donné envie de le refaire à vrai dire.
Ce sont des jeux profonds avec beaucoup de mécaniques cachées, des choses à deviner.
En plus d’être relativement difficile, il faut s’accrocher et ne pas hésiter à explorer (un des rares jeu où l’exploration paie !).

Malgré ses airs de jeu mignon en dessin, l’histoire est sombre et la difficulté est omniprésente.
Ce n’est pas un jeu pour joueur débutant, clairement !

Pour moi, ça reste un des meilleurs Métroïdvania du genre, bien meilleur que ce que Métroïd est devenu (un jeu simple, insipide, ô combien décevant dans le dernier jeu qu’ils ont sorti sur Switch en « 2D »).

Rien n’est fait pour aider le joueur. Les objectifs sont flous et les chemins pour y accéder ne sont pas linéaires, il faudra explorer de fond en comble le jeu.

L’avantage c’est qu’il n’y a pas qu’une seule manière d’arriver à la véritable fin !

Pas besoin d’avoir fait le premier jeu pour y jouer même si pour comprendre les subtilités de l’histoire c’est bien mieux et aussi pour se familiariser avec l’environnement et les mécaniques du jeu très spécifiques à ces 2 jeux.

Pour ma part, complété en 70h pour 94% de total du jeu (et un nombre incalculable
Il y a un succès pour terminer le jeu en moins de 5h à 100% sans mourir… Gosh…

https://steamcommunity.com/stats/1030300/achievements?l=french

Il y a quand même près de 30% des joueurs qui ont terminé le jeu, 15% ont fait le 100% et 2% des joueurs qui ont le fameux succès du 5h à 100% sans mourir !
C’est dire à quel point c’est un jeu de niche et que les joueurs qui y jouent sont investis dedans et acharnés ! (Pour ma part je ne le ferai jamais ahah !)

Est-ce un bon jeu ? Oui assurément si vous aimez le genre et que vous n’avez pas peur d’être un difficulté permanente !

Et le studio derrière tout ça a, comme à son habitude déjà annoncé le premier DLC GRATUIT et qui sera sans doute suivi par d’autres (tous comme les 4 DLC du premier jeu qui étaient offerts sous forme de mise à jour, c’est dingue de se dire que des petits studios font pas payer les DLC 30 balles pour rien hein ?).

Un petit conseil si vous vous lancez dans le jeu ou que vous bloquez : ne soyez pas trop bourrins et prenez votre temps. Même pendant les combats de boss, ne soyez pas gourmands.
Attaquez et esquivez, attendez votre tour d’attaque et esquivez, ne cherchez pas à enchaîner les coups. Les patterns des boss ne sont pas si durs, mais il faut savoir être patient, le plus dur étant de rester en vie, les boss eux ne peuvent pas se soigner (encore heureux !).