Obésité : Taxe malbouffe ?

Attention, cet article date de 4 ans, les informations peuvent ne plus être à jour...

Il y a quelques jours, des rumeurs de projet concernant une taxe “malbouffe” sont apparues sur le net (ici ou ). Celle-ci se voulait dans la même lignée que les autres fumeuses fameuses taxes sur la nourriture comme la taxe “nutella” ou la taxe “soda” qui visaient, je le rappelle, à taxer la pâte à tartiner pour son contenu en huile de palme et l’autre pour les boissons richement sucrées.

Heureusement, cette taxe, comme les autres, n’aura pas lieu d’être. Et pour cause, pour lutter contre l’obésité, qui, je le rappelle, est devenu LA maladie du siècle, touchant des millions de personnes, voire des milliards si on considère le surpoids (http://www.who.int/mediacentre/factsheets/fs311/fr/), ça ne sert à rien de mettre des taxes !

L’obésité est bien une maladie dans le sens où l’environnement (notre façon de manger) influe indéniablement sur son apparition. Elle est aussi en partie génétique, car tout le monde n’est pas égal face à l’alimentation (manière de brûler les calories, de stoker le surplus, résistance face aux produits gras et sucrés, perte de poids suite à une prise de graisse, etc.).

De plus, les personnes déclarées comme obèses tendent fortement à avoir un métabolisme dérégulé car l’obésité est considéré comme une forme d’inflammation généralisée et provoque de nombreux dérèglement dans le corps dont, par exemple, la survenue d’un diabète de type 2 (diabète non-insulino dépendant, qui, je le rappelle, est une maladie mortelle si non traitée).

Donc dans quasiment tous les cas, quand l’obésité est déclarée, c’est-à-dire visible, il y a fort à parier que vous soyez atteints de nombreuses autres pathologies dites “silencieuses” (qui ne se voit pas mais qui n’en sont pas moins dangereuses).

Pour 99% des obèses, le meilleur moyen de se soigner reste de faire un bilan nutritionnel que seul un vrai nutritionniste sera en mesure de vous faire faire, une sorte de “régime” sur-mesure afin de vous permettre de reprendre de bonnes habitudes alimentaires. Sans oublier de faire du sport de manière douce et quotidienne afin de dépenser son surplus d’énergie et d’habituer notre corps à brûler ces calories de manière optimale.

On ne mange pas pour se goinfrer, on mange pour se faire plaisir et pour combler l’énergie que l’on dépense.

En aucun cas il ne faut faire des “régimes” trouvés sur le net ou entendus par-ci par-là. À part vous flinguer la santé avec des effets Yo-Yo et au risque de finir aux urgences, votre moral va en prendre un sacré coup quand tous vos kilos reviendront et que la dépression de vos nombreux échecs sera là (les effets psychologiques des régimes ne sont pas à négliger, je vous laisse vous renseigner…).

 

Pour moi les taxes sur l’alimentation ne résoudront pas les problèmes de l’obésité. Et cette taxe était d’une stupidité absolue. On ne va pas empêcher les gens à acheter des produits plus chers en gonflant les prix.

Les calories n’expliquent pas tout non plus.

Il serait beaucoup plus préférable je pense de faire des étiquettes alimentaires claires, d’arrêter d’embrouiller le consommateur avec le marketing en évitant les allégations nutritionnelles et de santé qui sous-entendent des choses de manière très floues (un lien que je conseille : http://www.mangerbouger.fr/Manger-Mieux/Comment-manger-mieux/Comprendre-les-infos-nutritionnelles) et surtout, SURTOUT, de sensibiliser les enfants dès l’école primaire pour avoir les bases afin d’éviter de se faire entuber plus tard ! Et pourquoi pas, les sensibiliser pour que ces derniers éduquent à leur tour leur parent en les sensibilisant.

Si l’État est si préoccupé que ça par l’obésité c’est surtout parce que les obèses représentent un coût non négligeable pour la sécurité sociale. Dans ce cas, il faudrait peut-être commencer les bases.

On peut manger de tout mais le mot d’ordre reste et sera toujours, la modération.

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