En faisant mon année de M1 en nutrition l’an dernier et notamment via mon stage basé sur l’olfaction, ma vision de l’alimentation a changé. Je ne me focalise pas sur les produits bio ou sur les soi-disant produits sains (je mange de tout, en fonction de ce qui me plaît et de mes besoins), mais j’ai appris à apprécier ce que je mange ou bois !
Chose naturelle dira-t-on, lorsqu’on mange, on est censé savoir si l’aliment nous plaît, sinon on l’achèterait pas ou ne le mangerait pas.
Sauf qu’à la vitesse où de nombreuses personnes mangent ou le contexte dans lequel elles mangent ne leur permet pas d’apprécier l’aliment comme il se doit.
Je m’explique :
Si je vous demande de vous souvenir du dernier gâteau que vous avez mangé, qu’est-ce qui ressort dans votre mémoire ? Chocolat, fruit, sucré ? Des arômes et du goût. Et le reste ? La texture, l’acidité, le fondant, le croquant ? Très peu de personne à qui j’ai demandé arrivent à s’en souvenir. Et ça marche pour tous les repas.
Pourquoi ?
Simplement parce qu’on est pas assez concentré sur ce que l’on mange. Et ça s’apprend.
L’avantage que j’y vois est de permettre de se poser et d’apprécier cette pause repas en mangeant lentement (argument contre le stress et donc l’obésité en plus) et d’avoir en tête un vrai catalogue gustatif et sensoriel qui vous fera re-découvrir les aliments.
Le contexte dans lequel vous mangez influe énormément sur cette appréciation : un repas à l’arrache en 5 mins ou devant la TV ou dans un endroit bruyant/stressant ne permet pas de se souvenir de ce qu’on mange et nous fait manger trop vite. On a plus l’impression de manger par obligation plutôt que par plaisir dans ce cas.
Je ne parle pas de plaisir universel comme le sucre auquel nous sommes tous naturellement prédisposés à apprécier (les fabricants de plats préparés le savent bien, avec du sel pour relever du goût…) mais plaisir de goûter et de cuisiner.
Avez-vous remarqué le lien étroit qu’il existe entre les aliments et les souvenirs ?
Peut-être que j’ai une vision de la nourriture qui n’est pas conventionnelle mais je pense sincèrement que mieux faire attention à ce qu’on mange permet d’être plus proches de l’aliment et d’éviter d’acheter de la merde en boîte et d’arrêter d’être des consommateurs à la con qui choisissent simplement par besoin primaire.
(NB : Merci Timo ! Et j’espère lire plus de nouvelles de ta part très bientôt!)