Curiosité

Obésité : Taxe malbouffe ?

Attention, cet article date de 10 ans, les informations peuvent ne plus être à jour...

Il y a quelques jours, des rumeurs de projet concernant une taxe « malbouffe » sont apparues sur le net (ici ou ). Celle-ci se voulait dans la même lignée que les autres fumeuses fameuses taxes sur la nourriture comme la taxe « nutella » ou la taxe « soda » qui visaient, je le rappelle, à taxer la pâte à tartiner pour son contenu en huile de palme et l’autre pour les boissons richement sucrées.

Heureusement, cette taxe, comme les autres, n’aura pas lieu d’être. Et pour cause, pour lutter contre l’obésité, qui, je le rappelle, est devenu LA maladie du siècle, touchant des millions de personnes, voire des milliards si on considère le surpoids (http://www.who.int/mediacentre/factsheets/fs311/fr/), ça ne sert à rien de mettre des taxes !

L’obésité est bien une maladie dans le sens où l’environnement (notre façon de manger) influe indéniablement sur son apparition. Elle est aussi en partie génétique, car tout le monde n’est pas égal face à l’alimentation (manière de brûler les calories, de stoker le surplus, résistance face aux produits gras et sucrés, perte de poids suite à une prise de graisse, etc.).

De plus, les personnes déclarées comme obèses tendent fortement à avoir un métabolisme dérégulé car l’obésité est considéré comme une forme d’inflammation généralisée et provoque de nombreux dérèglement dans le corps dont, par exemple, la survenue d’un diabète de type 2 (diabète non-insulino dépendant, qui, je le rappelle, est une maladie mortelle si non traitée).

Donc dans quasiment tous les cas, quand l’obésité est déclarée, c’est-à-dire visible, il y a fort à parier que vous soyez atteints de nombreuses autres pathologies dites « silencieuses » (qui ne se voit pas mais qui n’en sont pas moins dangereuses).

Pour 99% des obèses, le meilleur moyen de se soigner reste de faire un bilan nutritionnel que seul un vrai nutritionniste sera en mesure de vous faire faire, une sorte de « régime » sur-mesure afin de vous permettre de reprendre de bonnes habitudes alimentaires. Sans oublier de faire du sport de manière douce et quotidienne afin de dépenser son surplus d’énergie et d’habituer notre corps à brûler ces calories de manière optimale.

On ne mange pas pour se goinfrer, on mange pour se faire plaisir et pour combler l’énergie que l’on dépense.

En aucun cas il ne faut faire des « régimes » trouvés sur le net ou entendus par-ci par-là. À part vous flinguer la santé avec des effets Yo-Yo et au risque de finir aux urgences, votre moral va en prendre un sacré coup quand tous vos kilos reviendront et que la dépression de vos nombreux échecs sera là (les effets psychologiques des régimes ne sont pas à négliger, je vous laisse vous renseigner…).

 

Pour moi les taxes sur l’alimentation ne résoudront pas les problèmes de l’obésité. Et cette taxe était d’une stupidité absolue. On ne va pas empêcher les gens à acheter des produits plus chers en gonflant les prix.

Les calories n’expliquent pas tout non plus.

Il serait beaucoup plus préférable je pense de faire des étiquettes alimentaires claires, d’arrêter d’embrouiller le consommateur avec le marketing en évitant les allégations nutritionnelles et de santé qui sous-entendent des choses de manière très floues (un lien que je conseille : http://www.mangerbouger.fr/Manger-Mieux/Comment-manger-mieux/Comprendre-les-infos-nutritionnelles) et surtout, SURTOUT, de sensibiliser les enfants dès l’école primaire pour avoir les bases afin d’éviter de se faire entuber plus tard ! Et pourquoi pas, les sensibiliser pour que ces derniers éduquent à leur tour leur parent en les sensibilisant.

Si l’État est si préoccupé que ça par l’obésité c’est surtout parce que les obèses représentent un coût non négligeable pour la sécurité sociale. Dans ce cas, il faudrait peut-être commencer les bases.

On peut manger de tout mais le mot d’ordre reste et sera toujours, la modération.

La fabrication d’une barrique / Making a wine barrel. – YouTube

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Le saviez-vous ? Un tonneau/barrique est construit sans clous ni colle !

Les techniques sont restées sensiblement les mêmes depuis le temps mais les moyens employés ont évolué.

Quelques liens supplémentaires pour les plus curieux :

Apprenez à faire des cristaux et regardez les pousser, c’est très joli ! – La boite verte

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Source : Apprenez à faire des cristaux et regardez les pousser, c’est très joli ! – La boite verte
Un peu de chimie contemplative :)

Ça me rappelle un truc qu’on m’avait parlé en stage : http://centrehelenegauthier.com/documents/methode_salivaire.pdf
(oui c’est pas pareil mais quelques fois des choses simples peuvent servir énormément !)

Le fruit miracle, le fruit du futur ? | Curieux² Savoir

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Transformer l’ordinaire en extraordinaire, ou comment les fruits de demain seront peut-être les meilleurs que vous ayez jamais mangé ! Découvrez la miraculine, la protéine qui rend l’acide sucré.

Source : Le fruit miracle, le fruit du futur ? | Curieux² Savoir

 

Très intéressant ! Un chercheur (Loïc BRIAND) où j’avais fait mon stage à l’INRA m’en avait parlé en détour dans une conversation, ça m’avait intrigué et j’ai oublié de chercher depuis…

Un bon article à lire :)

Quant à savoir le pourquoi on ne retrouve pas cette molécule un peu de partout, des explications sont présentes dans l’article ;) et je soupçonne un peu l’industrie/lobby du sucre de bloquer son développement.

Scandale autour de l’étiquetage alimentaire – Lemonde

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http://www.lemonde.fr/planete/article/2016/07/08/scandale-autour-de-l-etiquetage-alimentaire_4966221_3244.html

 

Pour ceux n’ayant pas suivi, 4 « représentations graphiques » sont en test :

http://social-sante.gouv.fr/actualites/actualites-du-ministere/article/etiquetage-nutritionnel-marisol-touraine-annonce-le-lancement-de-l

Une proposition de codifier de manière simple et lisible les aliments d’un point de vue santé (% en graisse, sucre, sel) avec des codes couleurs. L’idée est bonne mais pourquoi ça ne m’étonne pas qu’il y ait des conflits d’intérêt ?

Le problème de ce genre de codes c’est leur trop grande simplification, il manque des critères à prendre en compte (comme le type d’huile employé par exemple).

Le problème pour les industriels et les grandes surfaces (qui ont aussi des produits conçues par elles-mêmes) est que leur produit va être clairement spécifié si leur consommation sera bonne ou mauvaise et donc, des pertes en terme de vente (sauf pour ceux ayant de bons produits).

 

Quand les étiquetages actuels sont complètement hors d’atteinte des consommateurs…

Si je vous donne la liste suivante, serez-vous en mesure de me dire à quoi ça correspond et quel(s) point(s) sont prioritaires sur le choix d’un aliment « sain » ?

  • densité énergétique
  • glucides totaux
  • dont glucides simples totaux
  • protéines
  • lipides totaux
  • dont acides gras saturés
  • sel ou équivalent sel

C’est bien beau de mettre une tonne d’info sur les étiquettes mais encore faut-il que les informations écrites soient accessibles pour tous… Peut-être est-ce la raison pour laquelle personne ne lit ces étiquettes ? Ou alors tout le monde s’en fout et on achète parce qu’on trouve l’aliment bon et c’est tout !

L’idée de faire une codification simple est donc essentielle mais encore faut-il qu’elle soit neutre et objective mais aussi plausible, car à trop vouloir simplifier on risque de voir des erreurs de notations comme ce fut le cas dans l’exemple cité dans cet article avec du cassoulet : http://www.lanutrition.fr/bien-dans-son-assiette/bien-manger/les-recommandations-de-lanutrition.fr/les-surprises-de-letiquetage-nutritionnel.html

 

Et après ?

Même si ce renouveau de l’étiquetage nutritionnel est bien, aucun engagement des industriels n’est prévu pour s’assurer de la mise en place de ce nouveau système.

Peut-être verrons-nous des changements de recettes ou de formules de la part des industriels afin d’améliorer les produits ? Ou encore, de voir des modifications afin d’avoir une meilleur note selon les critères évalués mais qui risque d’aboutir à des produits bien plus mauvais ?

Ou bien, il n’y aura aucun changement car l’argument principal pour la grande majorité des consommateurs reste le prix, qui n’est quelques fois pas justifié ou ne doit pas être tout le temps associé à un degré de qualité (même si on ne va pas se leurrer, un produit souvent bas de gamme est peu cher), d’où l’importance de ces étiquettes pour révéler le vrai du faux.